lundi 12 février 2018

Les calçots


Retour en Catalogne. Le monastère de Santes Creus est cistercien comme plusieurs autres dans le même secteur. Il ne reste cependant pas grand-chose de l'esthétique originelle. Le gothique est passé par là. L'arrivée dans le site est assez majestueuse. Un grande cour bordée de beaux bâtiments avec, au fond, la façade de l'église, fortifiée comme on le voit. Les monastères ont souvent excité la convoitise des pillards. D'autant plus que  plus cette église renferme les tombeaux de plusieurs rois d'Aragon.





Dans un des bâtiments civils, un joli petit cloître privé.




Le grand cloître, sans ornement à l'origine, a été  modernisé au XIV ème siècle. Ils ont dû penser que l'esthétique cistercienne, dont nous admirons le dépouillement, était un peu trop rustique.




Encore une originalité : les deux personnages que des anges aident  à sortir du tombeau au pied du Christ sont Adam et Ève. Vont-ils s'asseoir à la droite du Seigneur ? Ce serait une bonne nouvelle !



L'église, elle, est restée très dépouillée. 



Toutes ces émotions esthétiques nous ayant donné faim, nous choisissons, au hasard, un des restaurants du village, la Catalunya. Pour y faire une expérience rare et imprévue. 
D'abord la carafe de vin, utilisable de deux façons.




Et ensuite les calçots. 
Comment, vous ne connaissez pas les calçots ?
Les calçots sont un hybride de poireau et d'oignon.






On les grille sur un feu de sarment et on les sert, tout noirs et tièdes.






Il faut d'abord les éplucher pour ôter les feuilles noircies du tour. On nage dans le carbone.



On obtient un long machin à peu près nettoyé.


On le trempe dans une sauce délicieuse.


Et on essaie de manger ça proprement. En fait c'est impossible. On a du noir partout, on met de la sauce plein la nappe, mais comme le restaurant nous a fourni un bavoir, les vêtements s'en sortent à peu près. J'oubliais le principal : c'est délicieux.  À  tenter, uniquement au mois de février, dans certains villages catalans.








samedi 10 février 2018

Medinaceli et Sigüenza

Et hop ! L'exploration continue. Vous remarquerez que Jagato, bien que ne parlant pas l'espagnol, arrive à le lire et le comprend, j'ai vérifié.





Le couvent où l'on peut acheter des gâteaux. La soeur portière, une brunette bavarde et souriante,  me demande d'où nous venons et s'il neige aussi chez nous parce qu'ici il neige tous les hivers et c'est dur.  On peut imaginer qu'avec quelques couches de polaire elle serait mieux que dans son habit noir et blanc.
Les gâteaux sont délicieux.





Le château domine la  petite vallée encaissée. Le haut plateau castillan ondule entre 500 et 1200 mètres d'altitude. 600 m à Madrid. Il est coupé de profondes ravines et parsemé par endroits de petites collines mais souvent c'est plat à perte de vue. 








La cathédrale de Sigüenza. Romano-gothique et immense.





Deux images étonnantes trouvées dans la cathédrale. D'abord ce Christ à la jupe. 



Et ensuite une naissance du même avec la toilette du saint derrière.



Sigüenza a une très jolie vieille ville, intelligemment sauvegardée et restaurée comme souvent en Espagne.





Les Gateau nous ayant quittés pour rentrer plus tôt en France, nous nous consolons en allant prendre un verre au château parador.




Alain boit et c'est l'appareil photo qui voit double. 




Encore une forteresse arabo-ibère, toujours sur le même modèle. Un grand espace entouré d'une muraille où devaient se réfugier familles, bagages et bétail. C'est à Medina de Aragon.





vendredi 9 février 2018

Càceres

À Càceres, hier, il y avait quelques touristes et un ministre.  C'était un plaisir de parcourir les petites rues désertes.On peu supposer qu'en été il y a des centaines de touristes et pas de ministre.



La ville vue du haut de la cathédrale. Évidemment, autour de ces splendeurs il y a une ville nouvelle, des avenues pleines de voitures, des magasins et tout le confort moderne mais ça on ne vous le montre pas...


La musée de la deputacion, gratuit, est hautement recommandable. On y voit des pierre incisées celto-ibères et de très belles collections archéologiques ou ethnologiques. 
Il a une bonne bouille, le guerrier, pas vrai ?




On y visite aussi un aljibe ou citerne arabe. L'eau, qui provient toujours du ruissellement de la pluie, est limpide.



Drôle de rencontre avec un des masques du carnaval, issu bien sûr des religions pré-chrétiennes. Il fait sacrément peur, je trouve.



Et voici la séquence la plus intéressante de la journée. L'Alboroque est dans le Routard et il faut y aller vite avant qu'on lui colle des étoiles qui le rendront inabordable. Ce sont des tapas mais originales et délicieuses. Au premier plan un genre de frites d'aubergines au miel et à je ne sais quoi de super bon.




Le campement à l'arrivée à Medinaceli . 
Normalement, il y un parking autorisé au camping cars mais il était couvert de neige. On s'est mis où on a pu et ce matin on a embêté toutes sortes de transports scolaires et autres.



Lever de soleil à Medinaceli.

jeudi 8 février 2018

La Pinta, la Santa-Maria et la Niña


Les voilà ! Les trois caravelles : la Pinta, la Santa-Maria et la Niña, que l'on ne voit pas car elle est trop petite. Les trois ont été refaites à l'identique dans les années 80 et ont navigué. Actuellement, elles sont sagement à l'ancre dans un bassin protégé.





Ici on voit que les "Indiens " sont ravis d'accueillir les envahisseurs mais, à la fin du parcours de visite, un autre panneau admettra que les colonisateurs  (je souligne l'emploi sans fard du mot juste) leur ont fait le plus de mal possible et ont détruit leur culture.



Voici le premier parcours.



Et voilà la Santa-maria. Le plus épatant est que l'on peut monter dessus, descendre dans la cale, se balader partout. On nous demande juste de ne pas essayer de grimper sur les mats.





 La cale paraît exigüe alors qu'elle est presque vide. 

Ici la cuisine.



La Santa-Maria, navire amiral, est le seul nanti de ce que l'on appelle, je crois, un château arrière. C'est là que l'on peut rencontrer Christophe Colomb, anxieusement penché sur ses cartes.




Ils ont même refait les îles. 



On peut les visiter et rencontrer quelques habitants.





Quelqu'un a voulu aller voir de plus près les jolis gravelots qui profitaient de la marée basse pour picorer. La personne en question s'est foutu de la gadoue plein les godasses, est ensuite allée laver chaussures et chaussettes dans le bassin un peu marécageux des caravelles (chose interdite s'il en est)  puis a fait sécher tout son matériel, d'abord au soleil, puis dans le camion, ce qui a permis à sa trop indulgente épouse de profiter d'un mélange d'odeurs assez original.





La proximité de l'océan nous ayant donné envie de manger des crustacés, nous nous mîmes en quête d'un restaurant à Huelva. Las, Huelva est une ville anti-touristique par excellence. 
Rasée par le tremblement de terre de Lisbonne en 1755, elle s'est ensuite reconstruite par quartiers sans qu'il y ait de centre ancien avec l'église, la mairie et les restaurants qui vont avec. 
Après quelques instants de vaine recherche, je suis allée voir une marchande de journaux qui a demandé au client penché derrière moi, bénit soit-il, de me renseigner. 
IL FAUT, me dit-il en agitant un index impérieux devant mon nez, que vous fassiez l'expérience de la brasserie La Ria, spécialiste en crustacés. 
Et où se trouve-t-elle ? Vous prenez un taxi, énonça-t-il sur un ton sans réplique. 




Ainsi fîmes-nous pour notre plus grand plaisir.





À la suite de quoi je demandai au serveur de bien vouloir nous indiquer la meilleure pâtisserie de la ville et de nous appeler un taxi pour y aller.  On prend vite des habitudes. C'est la pâtisserie La Victoria. Et ch'est, bon, mais bon...




On a partagé une plateau de petits gâteaux. Vous remarquerez que les Etienne, occupés à je ne sais quoi sur des écrans, ont à peine commencé à manger leurs gâteaux alors que les Gateau ont déjà fini.