Les voilà ! Les trois caravelles : la Pinta, la Santa-Maria et la Niña, que l'on ne voit pas car elle est trop petite. Les trois ont été refaites à l'identique dans les années 80 et ont navigué. Actuellement, elles sont sagement à l'ancre dans un bassin protégé.
Ici on voit que les "Indiens " sont ravis d'accueillir les envahisseurs mais, à la fin du parcours de visite, un autre panneau admettra que les colonisateurs (je souligne l'emploi sans fard du mot juste) leur ont fait le plus de mal possible et ont détruit leur culture.
Voici le premier parcours.
Et voilà la Santa-maria. Le plus épatant est que l'on peut monter dessus, descendre dans la cale, se balader partout. On nous demande juste de ne pas essayer de grimper sur les mats.
La cale paraît exigüe alors qu'elle est presque vide.
Ici la cuisine.
La Santa-Maria, navire amiral, est le seul nanti de ce que l'on appelle, je crois, un château arrière. C'est là que l'on peut rencontrer Christophe Colomb, anxieusement penché sur ses cartes.
Ils ont même refait les îles.
On peut les visiter et rencontrer quelques habitants.
Quelqu'un a voulu aller voir de plus près les jolis gravelots qui profitaient de la marée basse pour picorer. La personne en question s'est foutu de la gadoue plein les godasses, est ensuite allée laver chaussures et chaussettes dans le bassin un peu marécageux des caravelles (chose interdite s'il en est) puis a fait sécher tout son matériel, d'abord au soleil, puis dans le camion, ce qui a permis à sa trop indulgente épouse de profiter d'un mélange d'odeurs assez original.
La proximité de l'océan nous ayant donné envie de manger des crustacés, nous nous mîmes en quête d'un restaurant à Huelva. Las, Huelva est une ville anti-touristique par excellence.
Rasée par le tremblement de terre de Lisbonne en 1755, elle s'est ensuite reconstruite par quartiers sans qu'il y ait de centre ancien avec l'église, la mairie et les restaurants qui vont avec.
Après quelques instants de vaine recherche, je suis allée voir une marchande de journaux qui a demandé au client penché derrière moi, bénit soit-il, de me renseigner.
IL FAUT, me dit-il en agitant un index impérieux devant mon nez, que vous fassiez l'expérience de la brasserie La Ria, spécialiste en crustacés.
Et où se trouve-t-elle ? Vous prenez un taxi, énonça-t-il sur un ton sans réplique.
Ainsi fîmes-nous pour notre plus grand plaisir.
À la suite de quoi je demandai au serveur de bien vouloir nous indiquer la meilleure pâtisserie de la ville et de nous appeler un taxi pour y aller. On prend vite des habitudes. C'est la pâtisserie La Victoria. Et ch'est, bon, mais bon...
On a partagé une plateau de petits gâteaux. Vous remarquerez que les Etienne, occupés à je ne sais quoi sur des écrans, ont à peine commencé à manger leurs gâteaux alors que les Gateau ont déjà fini.





