vendredi 26 janvier 2018

Belmonte


Extérieurement, le château de Belmonte paraît issu directement du Moyen-Âge. Il a été bâti au XIVème siècle par une des grandes familles aristocratiques aragonaises.  Il appartient toujours aux héritiers.







On n'est pas loin de chez Don Quichotte alors, évidemment, ça inspire.



Quelques collègues du précédent. Grande discussion à ce propos sur le poids et l'absence totale de maniabilité de ces armures. Comment faisaient-ils avec ça sur le dos ?




Hé bien il s'entrainaient dès leur plus jeune âge avec ce genre d'amusant dada.





Le château est de style gothico- mudejar.  Il reste quelques plafonds ouvragés comme celui-ci mais l'ensemble a été très modifié car le bâtiment est resté longtemps abandonné. Au XIX ème c'est Eugénie de Montijo, oui, la nôtre, héritière du château, qui en a commencé la restauration. 



Il y a aussi quelques délicieux ornements purement gothiques.


Devinez qui est monté le plus haut possible pour prendre la photo.




Une vue sur le village et l'immense plaine entièrement cultivée qui a dû faire la richesse des seigneurs autrefois.



Un petit tour sur le chemin de ronde pour conclure et en route vers de nouvelles aventures.



Après un délicieux  déjeuner à 10 € tout compris, oui, même le pinard, c'est pas croyable,  nous filons vers les tables de Daimiel. C'est un parc national autour d'une série d'étangs. C'est très beau et, autre chose extraordinaire, on a le droit de passer la nuit sur le parking en camping-car. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.



Une vue du campement et de ses rassurantes lumières dans la nuit. Jagato, dont c'est l'anniversaire aujourd'hui, brille lui aussi à son poste habituel. 




Cathy m'a passé quelques photos intéressantes alors je les ajoute ce matin. D'abord les bouquetins que nous avons croisés en roulant. 




Comme c'était  l'anniversaire de Jacques nous avions décidé d'ouvrir une boîte de tapas. L'événement méritait un petit extra. Nous ne savions pas très bien ce qu'il y avait dans la boîte.  
En fait ça ne ressemblait pas tout à fait à l'étiquette. Qu'est-ce que ça pouvait bien être ?  Des cuisses de crapaud confites ? 
Non, c'était bien du végétal avec un goût franc de papier mâché vinaigré et une pointe de cumin. Il semblerait  que ce soit de très jeunes aubergines. La prochaine fois on s'en tiendra aux mejillones en escabeche.




Pour compenser nous avons bu un excellent vin blanc et mangé du turron en dessert. 



Cuenca

Hier soir nous sommes arrivés à l'étape très tard et je n'ai pas eu le courage de faire le blog. Je vais donc vous parler ce matin de ce que nous avons fait hier. Dehors il fait 2° mais dedans il fait 17 et comme j'écris planquée sous la couette j'ai presque trop chaud.
Le premier arrêt, hier, a été pour la source du Tage. C'est un minuscule lac d'altitude d'où s'écoule un mince ruisseau. Il va dégringoler ensuite du haut plateau castillan pour sinuer jusqu'à Lisbonne en passant par Tolède. Rappelons que l'altitude moyenne de cet immense plateau est de 900 m d'où la fraîcheur.





Deuxième arrêt : la Ciudad Encantada. La ville enchantée. En fait un petit circuit au milieu de spectaculaires formations géologiques. 
Jagato se dévoue pour donner l'échelle en espérant que le machin ne va pas s'écrouler juste à ce moment là. 




Certaines formations ont un nom : le chien, les navires etc.. Ici  c'est El Tobbogàn. 





Comme vous pouvez le voir il fait pas tant chaud. D'ailleurs Cathy a attrapé un rhume.


La porta del convento 




Oui, c'est bien lui, il ne peut pas s'en empêcher. Bon, comme on a fait 5000 pas, à peu près on estime que c'est l'heure d'aller grignoter un morceau.





En Espagne on peut tout payer par contact avec la tarjeta. Mais pas avec les tarjetas française. D'où grandes émotions, transactions refusées, recommencées en introduisant la tarjeta au bon endroit, doutes, et si on avait payé deux fois etc... 





Cuenca est bâtie au bord d'un profond ravin et en plus les bâtiments, très anciens sont d'un hauteur spectaculaire.



Et comme ça ne suffit pas il rajoutent des balcons au dessus du vide.



Le pont piétonnier d'où l'on a la plus belle vue sur la ville.




Pour finir nous visitons le musée de la Semana Santa. Pendant cette semaine la ville organise des processions gigantesques avec pénitents cagoulés de toutes les couleurs, flambeaux, transport d'icônes, musiques et chants. C'est assez épatant et on se demande quelle est la part de la ferveur religieuse et celle du folklore.




Le campement à Belmonte ce matin. On attend un peu avant de commencer les explorations parce que ça caille pour de bon.