Nous voici à Grenade. Il fait froid et un peu gris mais nous sommes très contents car l'obtention de billets pour entrer à l'Alhambra n'a pas été une sinécure. Alain a passé deux heures sur internet, d'abord à comprendre ce que le site racontait en anglais et ensuite à remplir des fiches.
Choix d'une date et d'un créneau horaire, nom, âge, n° de passeport de chaque participant...
L'endroit est si fréquenté qu'il vaut mieux ne pas s'y risquer sans billet d'entrée.
Por fin, si, entramos en Granada. Et nous n'avons pas été déçus. D'abord, la vieille ville est très jolie.
Ensuite, les jardins de l'Alhambra, même à cette époque, sont très beaux. Ici, on nous voit marcher d'un pas résolu vers le palais des Nasrides, la dynastie arabe qui gouverna Grenade du XIIème au XVème siècle.
Il est 9h20 et nous devons y être à 9h30. S'agit pas d'être en retard !
Nous y voilà. Partout dans le palais, des ornements de plâtre d'une délicatesse incroyable. Il s'agit de yeseria, autrement dit de gypserie, comme chez nous. Les techniques sont les mêmes : incision, modelage, création d'éléments préfabriqués puis fixés.
Le plus étonnant ce sont ces coupoles, réalisées en plâtre elles-aussi, avec leurs stalactites et quelques vestiges de polychromie.
Et voici un des patios. Le sol est de marbre et les fontaines murmurent. Évidemment, la saison était mal choisie pour apprécier la délicieuse impression de fraîcheur qu'ils procurent.
Un autre patio.
Et le plus célèbre : le patio de los leones.
Le palais est une enfilade de patios et de jardins clos.
Il y a des pièces d'eau partout, des pavillons, des points de vue sur la ville en-dessous et, sur la photo, on peut croire qu'il n'y a personne.
Juste à côté du palais des Nasrides, Charles-Quint a fait construire un grand palais un peu lourd autour d'une immense cour intérieure circulaire. Ici, on pourrait croire aussi que nous sommes seuls dans le site. Ce n'est pas le cas du tout. Lorsque nous sommes sortis du palais des Nasrides, nous avons trouvé une foule venue des quatre coins du monde et de toutes sortes d'écoles. Comme quoi nous avons eu raison de venir tôt, bien que d'aucuns aient pensé que les réveiller à 6h30 en vacances était d'une cruauté sans nom.
La cour intérieure.
Du sommet des tours de l'aAlcazaba, on a une vue charmante sur la vieille ville. Mais c'est du sport pour arriver en haut. D'ailleurs, hier, on a fait
16 741 pas, c'est dire !
Et voilà la vieille ville avec ses palais renaissance, ses maisons à cours intérieures plantées d'orangers, ses ruelles et ses escaliers qui grimpent à l'assaut de la colline.
Nous y sommes. Charmant, non ?
Cette ville est assez cruelle pour les genoux. Heureusement, les jeunes filles en détresse ne manquent pas de chevaliers servants.






