mercredi 31 janvier 2018

El Torcal

Hier soir, les Ch'tis nous ont fait du riz au chorizo. Les charlottes ont été fournies par les valeureux randonneurs qui ont osé  marcher sur le Caminito del Rey. C'était pour mettre sous le casque, pas pour faire des idioties, mais bon, c'est l'effet groupe.




 Et c'était très bon.

La place octogonale d'Archidona. C'est le village où nous résidons. Très joli




L'Espagne collectionne décidément les amoureux. Voici ceux d'Antequara qui ont fui pour vivre un amour impossible. Ils se sont ensuite jetés du haut d'une falaise. Contrairement à ceux de Teruel ils ont concrétisé. C'est déjà ça.



Nous voici au Torcal, une zone de curiosités géologiques assez épatantes. Le chemin est parsemé de jolis cailloux au début. Après il n'y a plus de cailloux et en plus il faut enjamber les rochers, descendre, remonter en s'appuyant parfois sur les mains.



Mais cela vaut la peine de faire quelques efforts. 





Arrêt photos et passionnantes discussions












Exploits sportifs









Et charmantes rencontres.




On a bien cru qu'on ne pourrait pas passer par cette étroiture. Finalement, si, et en plus on n'a pas glissé dans la boue.




Encore une peu de géologie. Pas mal, non ?



Et ça, c'est pas joli ?


mardi 30 janvier 2018

El caminito del Rey

Annick ayant choisi de consacrer la journée  à des activités moins téméraires, je prends la plume.

Le caminito del Rey - le petit chemin du roi - qui franchit par un cheminement à flanc de parois le Desfiladero de los Gitanes fut construit à partir de 1901 pour le besoin de la construction d'un barrage hydroélectrique aux chutes Chorro et Gaitanejo. Sa construction dura quatre années. En 1921, le roi Alphonse XIII vint inaugurer le barrage en empruntant ce chemin, ce qui lui vaudra son nom.
Très dégradé, il fut interdit en 2000 suite à de nombreux accidents. La province de Malaga finança sa remise en état (budget de plus de 9 millions d'euros) et sa réouverture eut lieu en 2015.






En 2015 donc, après plus d'une année de travaux, le caminito, maintenant payant, a été réouvert au public avec une surveillance sérieuse et des infrastructures adaptées à la pratique par le plus grand nombre. Le port du casque et de la charlotte est obligatoire !









Le nouveau cheminement, totalement sécurisé, longe la "garganta" sur près de 3000m, en empruntant par endroit des passerelles en bois.




Tout au long du sentier, des itinéraires d'escalade de haut-niveau avec, bien évidemment, des grimpeurs de très haut-niveau !




Ici dans un départ particulièrement exposé.




L'ex "chemin le plus dangereux du monde" est maintenant accessible à tous.







Un florilège d'interdictions caractéristiques de notre époque. On notera que, grâce à l'intervention délicate de mon ami Jeff, il est possible d'allumer une cigarette. Discrètement il va sans dire !



La sortie du sentier approche. La "garganta" va déboucher à l'air libre, non loin du village d'Alora (gare).





Le dernier passage précédant la passerelle de sortie, qui avait aujourd'hui tendance à tanguer sous l'effet du vent du sud.
Dix personnes au maximum sur la passerelle surveillée par un garde à casque orange. Avec, pour conséquence, un léger ralentissement aux heures de pointes !





La passerelle en question.



Le sentier rénové en 2015 et, en dessous, le sentier en béton créé de 1901 à 1905.




L'ultime balcon.



Le sentier se termine au-dessus du tunnel de la voie de chemin de fer (créée en 1865 afin de relier Malaga à Madrid).



Le retour s'effectuera en autobus




L'un des deux barrages à l'origine du caminito.








Le restaurant du Mirador situé non loin du départ de la balade (Halloween permanent, excellent "jugo de naranja" frais, multiples parkings !).
















Tout le monde est là


Préparent-ils une partie de pêche ?  Un tournoi médiéval ? 





Non, ils essaient juste de récupérer une chaussette que le vent a emporté derrière un grillage. Et ils y sont arrivés.




On visite Antequera. La mise en route prend un certain temps. On est beaucoup à être nombreux comme dirait Jagato. 
Certains étudient le plan, d'autres trouvent que ce serait pas mal  d'y aller un jour ou l'autre. 
Il y a aussi ceux qui  commencent sans perdre de temps à admirer ou se préparent courageusement à faire une ascension de plus.




C'est parti !  À l'assaut de l'Alcazaba. Hasta la victoria siempre ! 
N'oublions pas le culturel: l'Alcazaba est tout simplement la Kasbah car le site a d'abord été une forteresse arabe. Prise ensuite par les chrétiens, à la fin de la Reconquista, au XV ème siècle, elle a conservé ses remparts et ses tours. 



Une  vue sur Antequera la belle Andalouse.








Malgré les apparences, on ne téléphone pas, on écoute les audio-guides.


Et voilà les remparts.






Haaaaa! le meilleur moment de la journée est enfin arrivé. L'étude  de la carte provoque une petite inquiétude mais on finit par obtenir à peu près ce qu'on veut.





Là, c'est le serveur qui s'inquiète car, comme d'habitude, il a essayé de passer la carte en mode contact et ça n'a pas marché.



L'ayuntamiento, c'est à dire la mairie. Un ancien couvent du XVIII ème siècle. Il y en a qui ont de la chance.




Un petit tour à la Plaza de toros. Le fameux El Olioulès décrit une passe particulièrement dangereuse à un groupe d'aficionados intéressés mais légèrement sceptiques.




Le tourisme c'est bien mais c'est É-P-U-I-S-A-N-T !



Et le soir on a fêté l'anniversaire de Jagato. Certains cadeaux était d'un bon goût et d'un raffinement admirables.