mercredi 7 février 2018

La mer, la mer !


Nous sommes à El Rocio dans le delta du Guadalquivir. Une zone qui évoque évidemment la Camargue. 
Nous partons pour une petite promenade, à la recherche des oiseaux.




Au passage, visite d'une petite maison traditionnelle.



 La promenade se fait entièrement sur des passerelles de bois. Vous remarquerez qu'il fait toujours aussi chaud dans l'extrême sud de l'Espagne.


Des cabanes avec ouvertures ad hoc permettent d'observer les oiseaux. On a vu des ibis d'un noir luisant avec des reflets verts.  




On voit surtout beaucoup de cigognes. Elles adorent faire leurs nids au sommet des poteaux électriques. On entend le bruit de castagnettes qu'elle émettent régulièrement.




L'endroit est vraiment très beau. On passe des marécages à une lande sableuse couvertes d'espèces piquantes. Les panneaux nous disent que l'on peut y croiser des lynx et un genre de mangouste. Ils y aussi énormément de passereaux minuscules et peu disposés à se faire photographier.


Encore un peu de marais, c'est si joli et si calme.





El Rocio est né de la création d'un petit sanctuaire dédié à la Vierge. Les rues n'ont pas été bitumées. On marche et on roule parfois difficilement, sur un beau sable jaune. 




L'église du XVIIIème fait un peu pâtisserie. Elle est immense car, lors du pélerinage qui a lieu à la Pentecôte, il vient ici un million de personnes. On aime autant ne pas y être à ce moment-là. 
La photo suivante  est faite à l'intérieur d'une sorte  d'annexe qui contient uniquement des centaines de porte-cierges. Une soufflerie évacue la fumée charbonneuse mais les murs et les plafond sont d'un noir profond. Tant de dévotion ou de superstition, c'est selon, laisse rêveur.









En fait, le meilleur endroit pour voir des oiseaux est une promenade très  aménagée au long de l'embouchure du Rio Odiel. Un mélange d'eau douce et salée  qui attire beaucoup d'oiseaux. Ici un ibis.






Nous filons ensuite vers l'océan. Un camping géant mais presque vide nous accueille. 




Décidément, on voit de drôles d'oiseaux ici. Rappelons qu'il fait 5 ou 6 degrés.



D'autres oiseaux, plus raisonnables,  s'emmitouflent pour résister au vent glacé de l'océan.



Oui, c'est bien lui, who else ?


Et pour finir, un joli gâteau de sable pétrifié. Ce matin nous partons voir les caravelles de Christophe Colomb. La Santa-Maria, la Niña et la... , oh flûte, je l'ai sur le bout de la langue... Je les avais pourtant appris au CM2.