Je raconte ce matin ce qui s'est passé hier car on fait des journées de 14h et je suis épuisée à l'arrivée à l'étape. C'est du stakhanovisme touristique, tout simplement.
Las Tablas de Daimiel ne sont pas des étendues plates comme on pourrait l'imaginer mais une série de petits lacs alimentés par deux rivières : une salée et l'autre non. D'où une flore et une faune particulières.
Ici deux membres de l'expédition ayant mis tout ce qu'ils avaient de plus chaud sur eux. Et il n'y a rien de trop. Ils sont dans une des cabanes d'observation du sentier.
Le sentier d'observation est constitué de passerelles de bois. J'adore. Remarquez la tenue de deux explorateurs. Je me demande ce que nous allons mettre quand nous partirons explorer la Sibérie.
L'équipe au complet à l'abri du vent et au soleil. C'est trop bon.
Un tamaris. Certainement très vieux et malmené par les conditions de vie: très froid en hiver, très chaud et sec en été, inondations, eau salée.
C'était l'époque des cigognes. Elles pataugent dans les lacs et de loin nous les avions prises pour des flamands.
Ici des canards et des oies dans la lagune d'acclimatation. Comme c'est fermé par un grillage, on peut enfin les voir tranquillement.
Un petit détour par Baeza. Nous sommes en Andalousie et l'un des deux poètes assis sur le banc est Antonio Machado. Il a vécu à Baeza où il exerça brièvement la fonction de professeur de Français. Impossible de ne pas citer les vers d'Aragon mis en musique par Ferrat.
Car le poète, réfugié républicain, est mort dès son arrivée dans une France qui ne l'aurait peut-être pas très bien accueilli.
Machado dort à Collioure
Trois pas suffisent hors d'Espagne
Que le ciel pour lui se fit lourd
Il s'assit dans cette campagne
Et ferma les yeux pour toujours.
Car le poète, réfugié républicain, est mort dès son arrivée dans une France qui ne l'aurait peut-être pas très bien accueilli.
Les amoureux de Baeza. Plus malins que ceux de Teruel au niveau contacts physiques.
Une nouvelle occasion de s'instruire : voici le gothique isabellin, d'Isabelle reine d'Aragon, pasionaria de la Reconquista au XVème siècle.
Une vue du centre ancien de Baeza, les deux palmiers qui nous font coucou nous rappellent que nous sommes presque à la latitude de Tunis. Le froid par contre est bien castillan. Si vous avez suivi, vous savez que c'est à cause de l'altitude.





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