Ce matin, à 9h30, Cathy et moi sommes allées retrouver Irena la coiffeuse. Shampooing et brushing pour tout le monde. J'avais l'impression que mes cheveux flottaient juste au-dessus de ma tête mais Alain a trouvé ça très bien.
Alabarracin est accroché au flanc d'un ravin abrupt. Autour, la campagne est assez austère. Encore un beau pays où poussent les cailloux, comme dit la chanson.
Nouveau village, nouvelle façon de construire: ici ce sont des panneaux de torchis avec des colombages. Ce qui fait que le village, murs et toits, est d'un bel ocre rouge.
On a occupé un maximum de terrain sur la rue, les toits se touchent presque, par endroits.
Oui, nous allons tout là-haut.
Du sommet des remparts, belle vue sur le village.
Ça c'est de la muraille.
Redescente vers le village. Nous pensons naïvement que c'est l'heure d'aller manger.
Les Espagnols aiment les restaurations impeccables et ne lésinent pas sur les moyens. Ce petit morceau de toit oublié ne manque pourtant pas de charme. Admirez la façon de colmater les fuites: on empile les tuiles. Ça fait un feuilletage assez appétissant.
Mais nous réfrénons notre appétit car il n'est pas du tout l'heure de manger. Alain a repéré une promenade au bord de la rivière.
Bon, va pour la rivière. Admirez au passage le brushing impeccable de Cathy.
Heureusement, pour ceux qui ont peur du vide, il y a des passerelles, des rambardes et des ponts suspendus. Ils sont bien ces Espagnols.
Retour au village : c'est enfin l'heure de manger. On a fait 10 278 pas, toutes les folies sont permises.
Jagato trouve que le vin n'est pas terrible. Le reste non plus il faut l'avouer. Mais le prix est le même qu'hier et les jours d'avant, alors bon, on va pas faire la fine bouche.
Les sportifs ont repris la route et je suis restée au camion. Après-midi glandouille, c'est chouette, hein Mira ?
Du coup je cède la plume à Alain.
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Rando "glandouille" également, dans une étonnante forêt de pins d'où surgissent des blocs de gré de hauteur variable. Un cheminement handi a été aménagé sur environ 3 km, avec accès aux gravures rupestres et à un belvédère dominant la plaine de Terruel.
Albarracin est la "mecque"européenne pour l'escalade de bloc. Même rocher qu'à Fontainebleau (avec toutefois un grain plus gros donc plus adhérent) et surtout une météo plus clémente. La fréquentation est très importante et les "crash-pads" (énormes matelas pour amortir d'éventuelles chutes) pullulent, aussi bien dans les magasins de sport qu'au camping, et bien évidemment au pied des blocs.
Jagato très à l'aise dans un passage à première vue très facile. Sauf que, dans le cas présent, le départ se fait assis, ce qui change la donne. Mais, à n'en pas douter, Diégo aurait été aussi à l'aise en partant assis, voire allongé, voire... !
À noter que les aménagements handi conviennent également aux personnes vieillissantes, blessées, arthritiques, fatiguées... aux poussetttes à bébé et bien évidemment aux marcheuses sportives pratiquant la marche nordique avec des bâtons allégés !
Alors que les grimpeurs du XXIème siècle laissent des traces de magnésie bien visibles (la magnésie est une poudre blanche absorbant la transpiration et améliorant l'adhérence de l'épiderme sur le rocher), les oeuvres des artistes du 7ème et 8ème millénaire avant la naissance de Jésus Christ sont plus difficiles à voir. Ici, au centre de l'image, un homo sapiens sapiens dans une position allongée étonnante.
Les grés rouges d'Albarracin se terminent côté sud-est par une falaise d'une trentaine de mètres de haut. Prudence !
Un cheval - un équidé pour être plus précis - coupé par l'ombre d'une grille de protection.
Deux aventuriers de l'extrême égarés à la recherche de la gravure perdue. Le graal n'est pas loin !









Nous restons discrets mais vos aventures nous intéressent...
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Guy